vendredi octobre 19, 2018

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Parfois, ce que vous êtes parle si fort que l’on n’entend plus ce que vous dites. Dans le cas d’Adrien HOUNGBEDJI et de Nicolas SARKOZY, il serait peut-être plus juste de remarquer que : « Ce que vous êtes par la voix de presse est si fort que l’on n’entend plus ce que vous dites par voie de presse ». La preuve ? 

   L’un faisait hier dimanche sa deuxième sortie télévisuelle depuis sa défaite aux élections présidentielles de mars 2011 au Bénin. L’autre, lui aussi et le même jour, faisait sa deuxième sortie, là aussi sous la forme une d’interview télévisée, après sa défaite aux élections présidentielles d’avril-mai 2012 en France. Dans l’un comme dans l’autre cas, les deux figures de l’animation de la vie politique dans leurs pays respectifs ont choisi d’incarner une posture d’homme providentiel. Le premier pour sauver la démocratie béninoise en panne de consultations électorales. Le second, pour sauver une France qui ploie sous le joug du chômage, ne sachant plus si elle doit s’en remettre au président le plus impopulaire de la cinquième république ou se jeter, comme en désespoir de cause, dans les bras du ‘‘F-haine’’ (ne pas lire FN…). Bref, Adrien HOUNGBEDJI et Nicolas SARKOZY ont crevé l’écran hier. Mais nonobstant la portée et parfois la gravité, des sujets abordés par l’un comme par l’autre, l’événement, une fois encore, était plutôt au déchainement médiatique qui embrase l’opinion publique nationale dans leurs pays respectifs chaque fois que HOUNGBEDJI et SARKOZY montent au créneau….
 

  L’homme et quelques-uns de ses faits d’arme, avant le vif du sujet

Adrien HOUNGBEDJI est un Béninois né en 1942. A 25 ans, il est déjà Docteur d’État en droit de la faculté de droit de Paris (1967), et major de l’École nationale de la magistrature française la même année. En 1968, il démissionne du poste de Procureur de la République pour ne pas avoir sur la conscience le poids de la condamnation d’un innocent à 20 ans de prison pour raison politique. La même année, il s’inscrit au barreau de Cotonou où il dirige un important cabinet d’avocats. En 1975, il est arrêté pour la seconde fois (la première remontant à 1972) et condamné à mort pour avoir accepté d’assurer la défense d’un opposant au régime d’alors. Dans ce contexte d’années noires pour les droits de l’Homme, l’un des plus brillants Avocats de sa génération payera un très lourd tribut de ses convictions. Ses biens seront confisqués (pendant quinze années). Il connaîtra la prison. Ensuite l’évasion. Après, l’exil.  A 33 ans, sa réputation était déjà faite. Sa richesse aussi. On ne refera pas ici toute l’histoire…

  L’ère du Renouveau démocratique

En 1990, dans la foulée de la chute du mur de Berlin et du discours de la Baule, un vent de démocratisation souffle sur l’Afrique. Au Bénin, on a pris plusieurs longueurs d’avance sur l’histoire. Etudiants, syndicalistes et autres, différentes couches sociales n’avaient pas attendues les soubresauts mondiaux pour prendre leur destin en main, à travers divers combats citoyens qui connaîtront leur heureux et retentissant épilogue par la conférence nationale souveraine des forces vives du pays de février 1990. L’Afrique tient son berceau de la démocratie. A la faveur d’une loi d’amnistie générale, tous les exilés signent chacun son ‘cahier d’un retour au pays natal’. S’ouvre alors l’ère du renouveau démocratique qui permettra au Bénin d’incarner la référence démocratique en Afrique…Au moins jusqu’en 2006!

Adrien Houngbédji, un des personnages centraux de ses années de renouveau démocratique, est de tous les combats, avec des fortunes diverses. Co-fondateur d’un parti politique au nom tout trouvé (le PRD, parti du renouveau démocratique), il devient le premier Président de l’Assemblée nationale de l’ère du…renouveau démocratique (1991-1995). Entre 1996 et 1998, il est le ‘‘premier ministre’’ poste qui n’existe pas dans la constitution du pays) sous le régime du Général Kérékou qu’il a contribué à ramener au pouvoir par la voie des urnes. Houngbédji deviendra président de l’Assemblée nationale pour la seconde fois (1999-2003). 

 Un parcours politique mi-figue mi-raison

De 1991 à ce jour, Adrien HOUNGBEDJI aura pris part, comme candidat, à toutes les élections présidentielles de l’ère du renouveau démocratique (1991, 1996, 2001, 2006, 2011), améliorant son score au fil des années, sans pour autant jamais atteindre la première marche du podium et toucher au saint-graal, la Marina (présidence de la république). En 2006, candidat malheureux au second tour, Adrien HOUNGBEDJI reconnaît très vite sa défaite, félicite le vainqueur et coupe ainsi l’herbe fraiche sous les pieds des croque-morts qui espéraient faire fortune autour du business florissant de contestation d’élections en Afrique. En 2011, alors que tout semblait indiquer que son heure de gloire avait enfin sonné, Adrien HOUNGBEDJI se fait une fois de plus coiffer au poteau. Une défaite d’autant plus renversante que la victoire de son principal adversaire, le président sortant, le même qui lui avait déjà ravi la vedette en 2006, est acquise dès le premier tour, fait inédit à l’ère du renouveau démocratique. Cette fois-ci, ça y est, croient savoir les ‘‘hommes d’affaires de temps de guerre civile’’, qui sont convaincus que Adrien Houngbédji ne se laissera pas voler sa victoire.

Il est vrai que cette fois-là, la tentation est grande. 2011 était l’ultime chance de réaliser LE rêve de sa carrière politique, puisqu’il sera désormais frappé par la limite d’âge à partir de 2016. Ainsi donc, à la différence de 2006, HOUNGBEDJI ne reconnait pas la victoire du président Boni YAYI. Le candidat malheureux est sérieusement tenté par une aventure de revendication de ‘‘sa’’ victoire. L’homme de conviction et ardent artisan du maintien d’un climat de paix sociale au Bénin, renonce finalement à incarner l’homme par la faute de qui le havre de paix qu’est le Bénin serait devenu un arbre de guerre. Mais que l’on ne s’y trompe pas, celui qui, dans son QG de campagne déclarait en 2011 après les résultats : « Les dictatures se nourrissent de nos peurs », cet Adrien HOUNGBEDJI là, aujourd’hui encore, se considère selon ses propres termes sur l’émission ‘‘Zone France’’ de Canal3 Bénin (N° 127 du bouquet Canalsat) du dimanche dernier, comme ‘‘le candidat déclaré perdant’’. Allez comprendre !

Mais hélas, qu’importe les considérants !

ndra que les résultats, lesquels indiquent qu’en vingt années de participations aux élections présidentielles, Me Adrien HOUNGBEDJI est crédité de la peu flatteuse note de 20/20 années d’échecs (1991 – 2011). Une performance qui est toutefois loin de refléter la valeur ou le parcours d’un homme qui, finalement, était sans doute trop authentique pour incarner la première personnalité dans un Etat membre d’une Afrique toujours en quête d’imitation, de mimétisme et de falsification de sa propre histoire. Adrien HOUNGBEDJI, trop vrai pour être président ? Il n’est pas interdit de le penser…A qui la faute ?

H comme HOUNGBEDJI. H comme Haine des valeurs : la faute aux médias ?

En dépit d’un parcours qui impose le respect, l’image d’Adrien HOUNGBEDJI ne passe pas. C’est un fait ! Il doit ses revers systématiques aux élections présidentielles à cet élément déterminant : un portrait falsifié de l’homme et vendu à l’opinion publique avec une réussite exaspérante.

Un exemple. Adrien HOUNGBEDJI est dépeint comme un « traître » par ses rédempteurs et adversaires politiques bien aidés sur le coup par les médias. Sa ‘‘traitrise’’ ? Arrivé en troisième position au cours des élections présidentielles de 1996, il se retrouve ainsi et de facto dans une position de « faiseur de roi ». Il appellera à voter au détriment du président sortant d’alors, Nicéphore D. SOGLO, consacrant ainsi le retour au pouvoir par la voie des urnes du Général Mathieu Kérékou qui s’était offert une retraite totale aux lendemains des événements de 1990. La vérité est que cette traitrise est pour le moins poussive et tient plus d’une simple vue de l’esprit que d’une réalité connue. En effet, il n’existe à cette époque aucun accord politique entre la RB (de SOGLO) et le PRD (de HOUNGBEDJI) pour qu’on puisse parler de traitrise. Mais à force de répéter un gros mensonge, il finit par s’installer dans l’imagerie populaire comme une vérité de Lapalisse. On aura beau rappeler aux faibles d’esprit qui se sont laissé nourrir à cette thèse que HOUNGBEDJI n’a violé aucun pacte, aucun accord, aucun traité qui aurait lié RB et PRD, ils s’empresseront chaque fois de rétorquer : « Alors, pourquoi a-t-il demandé pardon en 2011 ? ». Belle interrogation…

A ce sujet, il importe de souligner qu’à la veille des élections présidentielles de 2011, une coalition de partis politiques dits de l’opposition créé un front commun baptisé l’Union fait la Nation (UN), composé entre autres grands partis de l’arène politique nationale, de la RB et du PRD. Pour mettre toutes les chances de victoire de son côté et battre le président sortant, l’UN choisit d’aller aux élections en rangs serrés derrière un candidat unique. Adrien HOUNGBEDJI est le meilleur atout de la coalition pour affronter le président sortant Boni YAYI. La RB, qui n’a pas digéré la défaite de 1996, pose une condition pour apporter son soutien au candidat HOUNGBEDJI du PRD : des excuses pour l’acte posé en 1996. Au cours de cette sortie d’excuses publiques revendiquées par la RB et fortement médiatisée, Adrien HOUNGBEDJI, fait la lecture d’une note où les mots sont choisis avec soin pour satisfaire l’ego de la famille RB tout en évitant l’humiliation quelque peu recherchée. Il explique ainsi qu’en 1996, il a agi non pas pour trahir, mais dans l’intérêt de son parti, le PRD. En quintessence, il déclarera : « Je croyais bien faire pour mon parti ; si j’ai blessé en agissant ainsi, je demande pardon ! ». Et comme il fallait s’y attendre, chacun continue aujourd’hui encore d’apprécier cette sortie suivant ses propres sensibilités.

Cet épisode est tout à l’image de l’homme et de son parcours, faite de controverses, de non-dits, de concours de mauvaise foi. En dépit de ce choix qu’il a payé de toute sa vie politique, Adrien HOUNGBEDJI est une sorte de souffre-douleur de luxe pour la presse locale et partant, pour l’opinion publique nationale. Ainsi, ayant finalement été désigné candidat unique de l’UN pour les élections présidentielles de 2011, sa campagne électorale a été fortement handicapée par un autre faux procès. Plus précisément le groupe qui portait sa candidature, l’UN, et lui-même, ont fortement souffert de l’image qu’on a réussi à peindre d’eux au sein de l’opinion à savoir un regroupement régionaliste. Comble de l’ironie pour cet homme du ‘sud’ qui appela en 1996 à voter pour un homme du ‘nord’ au détriment de son ‘‘frère’’ du sud…

Voilà l’homme en entier. Un personnage politique de premier plan, ayant occupé de hautes fonctions, mais qui traine le malheur de n’avoir laissé aucune « casserole » notable sur son passage, réduisant ainsi ses détracteurs à mettre leur imagination fertile et leur mauvaise foi chronique à contribution pour servir à l’opinion, via les médias, le scalp de cet homme qui a tant fait pour la préservation de la paix dans son pays… 

    Dernière sortie de HOUNGBEDJI : la vindicte médiatique de trop ?

Adrien HOUNGBEDJI a donné de la voix hier pour la première fois depuis sa défaite, certes non consommée, en mars 2011. La première fois qu’il s’était exprimé, il s’était surtout agi d’une virée nombriliste faite de petits règlements de compte entre amis politiques d’hier, pour dire sa part de vérité sur les rumeurs autour du remboursement de ses frais de campagne et marquer sa distance avec ses alliés circonstanciels de l’Union fait la nation.

Par contre, Me Adrien HOUNGBEDJI qui s’est exprimé hier au cours de l’émission Zone Franche était un homme d’Etat, venu tirer la sonnette d’alarme face à l’enlisement de la machine électorale et jouer ainsi sa partition dans la préservation de la paix sociale dans son pays. Le contexte dans lequel il intervenait est connu de tous. Depuis plus de quinze mois, le mandat des élus locaux et municipaux (maires) est arrivé à terme, mais les populations ne peuvent pas choisir leurs nouveaux élus locaux, faute de l’existence d’une Lépi (liste électorale permanente informatisée) crédible et à jour. Pour ne rien arranger, la Cour constitutionnelle nationale, organe suprême de régulation des institutions (dont les décisions sont sans recours), a entretemps pondu une décision qui rend impossible l’organisation de toute consultation électorale qui ne se ferait pas sur la base de la Lépi.

Quid de la disponibilité de cette Lépi ? Bien futé qui pourrait permettre de voir clair autour de ce véritablement serpent de mer. Le Cos-Lépi, organe chargé de superviser la correction et la mise à jour de ce fichier électoral, réclame plus que le milliard pour rendre dans les délais une Lépi fiable pour l’organisation des élections locales (communales et municipales) avant la fin l’année en cours. Ce qui permettrait de mettre ainsi fin à plus d’une année d’illégitimité dans laquelle baigne actuellement tous les maires et autres élus locaux en toute allégresse (et insouciance ?). De son côté, le gouvernement subordonne désormais le décaissement du moindre kopeck à l’audit de la révision de la Lépi en cours. Toutes choses qui plongent l’avenir de toutes les consultations électorales dans un schéma fait d’imbroglio d’où il est difficile de démêler les écheveaux.

C’est dans cette atmosphère teintée d’incertitude et d’amoncellement de nuages sur l’avenir que Me Adrien HOUNGBEDJI a choisi de donner de la voix, pour indiquer la voie à suivre et sortir le pays de l’impasse. Pourquoi cette sortie médiatique ? Pour rappeler la position de son parti sur certains sujets brûlants de l’actualité. Pour faire une petite révélation sur sa première rencontre avec le président Boni YAYI après 2011 qui avait fait coule tant d’encre, et délier tant de (mauvaises) langues. Pour dire son exaspération de constater qu’on en demande un peu trop à son parti et pas assez aux autres. Pour grimacer et assumer son malaise quand les journalistes remarquent que lui, l’homme de convictions, se pose aussi désormais comme la caution morale d’une gestion clanique du pouvoir, puisque le fils, Me Freddy HOUNGBEDJI, a été récemment parachuté à un poste juteux au sein de la Céna (Commission électorale nationale autonome) par les soins du parti que dirige le père. 

Une image qui ne passe pas

La victime du K.O ne cherche qu’à éviter le chaos

En vérité, dimanche dernier, Adrien HOUNGBEDJI n’était pas venu sur les plateaux de Canal3 pour s’adresser au peuple béninois. Non ! C’est au président Boni YAYI lui-même qu’il voulait s’adresser. Pour lui demander de convoquer le corps électoral afin de sauver le processus démocratique au Bénin, pépinière de la démocratie africaine. HOUNGBEDJI voulait aussi prendre le peuple à témoin. Gouverner c’est prévoir, rappellera-t-il, pour tirer la sonnette d’alarme sur le risque auquel s’exposera le pays s’il devait se retrouver en avril 2015 sans renouvellement du mandat des députés. Chacun a pu saisir l’allusion claire aux (d)ébats incestueux sur la révision de la constitution, qui sera le sport favori dans certains Etats africains dans les mois à venir (Burkina Faso, RDC, Congo, etc…).

Le Bénin, qui reste cahin-caha l’un des meilleurs champs d’expression du jeu démocratique en Afrique du fait de la vitalité de ses institutions (l’Assemblée nationale en l’occurrence) et de la qualité de ses grandes figures (HOUNGBEDJI et autres) sans compter une bonne partie de la ‘‘société civile’’ qui sait se démarquer de sa société ‘‘si vile’’, ce Bénin-là a désormais le fardeau de se poser en ultime rempart, s’il le faut, de l’aspiration des nouvelles générations à vivre selon les valeurs et principes de la démocratie. C’est pour préserver cette démocratie béninoise devenue référence continentale, pépinière et laboratoire de la démocratie en Afrique, que Me Adrien HOUNGBEDJI a pris la parole dimanche. Mais le message est-il passé ?

Dimanche dernier, Adrien HOUNGBEDJI, l’homme d’Etat, l’homme qui aime son pays d’un amour par toujours réciproque, cet homme-là, a fait son devoir. Du même coup, les préposés à l’intoxication ont repris du service. Une jeunesse en proie au désœuvrement et dont malléable à souhait a investi les réseaux sociaux (et pas seulement) pour une œuvre de lynchage médiatique pour ternir l’image de Me Adrien HOUNGBEDJI. Des préposés à l’intoxication, des Agents et contractuels de l’effronterie rivalisent d’expressions irrévérencieuses avec la bénédiction de leurs pourvoyeurs en clés de connexion et crédits internet, tout ceci dans le risible dessein d’essayer de tuer politiquement un homme dont on sait que les ambitions personnelles sont pourtant mortes et enterrées en mars 2011. Eh oui ! La victime de ce qu’on a appelé au Bénin le K.O électoral, quand on lit entre les lignes, ne cherche en définitive qu’à éviter à son pays, comme il l’a toujours fait, une situation de chaos…

Mais hélas, on n’échappe pas à son karma. Adrien HOUNGBEDJI est un homme qui fait plaisir à être détester. Cette fois encore, croyant sans doute bien faire, le gibier est venu de lui-même s’offrir en pâture en se jetant dans la fosse médiatique. Les insulteurs publics de tous poils, cette frange de la jeunesse d’Afrique désœuvrée et autres chiots de chasse rémunérés, ont de quoi se soustraire momentanément à l’ennui. Me Adrien HOUNGBEDJI a parlé : leur dîner est servi ! Il faut maintenant justifier les émoluments de « fin de mois ». Ce ne sera pas suffisant pour leur « faim du mois », mais ce assez pour marquer chez eux la ‘‘fin du Moi’’ si tant est qu’il a un jour existé chez cette espèce le moindre soupçon de fierté ou de dignité…

On en vient à paraphraser Gérard DEPARDIEU pour adresser une question aux marionnettistes, ceux-là qui dans l’ombre tirent les ficelles de la naïveté crasse de la frange de cette génération inconsciente. Question à une balle : « Pourquoi tant de passion à dire tant de mal d’un homme qui fait tant de bien pour son pays ? » Pourquoi !!!

Colince Yann, libre penseur

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