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Pas question d’être indifférent à la tempête qui a soufflé lors du rejet du projet de révision de la constitution. Dans un calme extraordinaire et surtout dans un style fin, le Président de l’Assemblée Nationale, Maître Adrien HOUNGBÉDJI, a mis les points sur les "i" aux acteurs visibles et invisibles qui appellent au lynchage des députés. «Je faillirais à mon devoir si au cours de cette cérémonie solennelle, je feignais de n’avoir pas entendu les déclarations publiques que vous avez tenu à faire à la tribune ce soir du 4 avril. Je les fais miennes ; j’en suis solidaire.»

Et il a ajouté : «Face à ce qui n’était ni plus ni moins un appel au lynchage, vous avez fait une mise en garde, qui était un appel à la responsabilité. L’Assemblée Nationale est le réceptacle, le point vers lequel convergent toutes les contradictions de notre société. Qu’elle explose, et c’est le Bénin qui explose. Le principal atout de notre institution, c’est sa cohésion; c’est sa crédibilité. Je vous suis reconnaissant, aux uns et aux autres, de votre contribution sans cesse renouvelée, au maintien de cette cohésion et de cette crédibilité, malgré nos différences de sensibilité ; malgré nos divergences d’opinion.»

 

L’image trouvée par le Président de l’institution parlementaire pour remonter les bretelles aux pourfendeurs des députés est très forte. «L’oiseau qui du haut de l’arbre, attire la pluie, ne s’en tirera lui-même que comme un oiseau mouillé. Ne pas respecter les autres, c’est ne pas se respecter soi-même et c’est ce qui arriva. Je vous propose, Messieurs les Présidents, que nous en restions là, et que nous passions aux choses sérieuses.»

Justin AMOUSSOU

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