lundi février 19, 2018

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Le Quotidien « Fraternité » a, dans sa livraison du mardi 08 avril 2014, publié une longue interview du Maire de Porto-Novo  Océni Moukaram, sous le titre « Après sa récente démission du PRD…Les révélations de  Océni  Moukaram ».

Bien que pour des personnes averties, ses propos traduisent mal ses réelles intentions, nous voudrions en notre qualité de conseillers municipaux,  participant activement aux sessions du Conseil, éclairer vos lecteurs et l’opinion publique sur les contrevérités ou mieux les économies de vérités malicieusement entretenues et tendant à faire du Maire la victime d’un complot contre lui, le développeur dont l’unique souci et les seules motivations seraient le développement de la ville de Porto-Novo.

 

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Tous les acteurs et observateurs de la vie publique béninoise s’accordent à reconnaître que le Bénin traverse actuellement une crise sociopolitique majeure. Le point culminant de cette crise est le blocage quasi complet  de l’administration générale, du secteur de la justice, de l’éducation et de la santé avec des préjudices incalculables pour les citoyens, l’économie nationale, l’image du pays, sans compter les effets collatéraux graves que sont les  décès que nous pourrions enregistrer dans nos hôpitaux, et le risque d’une année scolaire et universitaire blanche.

Le PRD, qui à plusieurs occasions avait, appelé à un dialogue  national pour trouver des solutions inspirées du génie béninois, considère qu’il y a urgence. Pour préserver l’espoir d’un dialogue sincère, le PRD estime qu’il faut poser de part et d’autre des actes de haute portée patriotique, et qu’il faut éviter le pourrissement, la radicalisation et l’impasse qui ne profiteraient pas au peuple béninois. Toute attitude de va-t’en guerre ou de jusqu’au boutiste doit être proscrite dans un camp comme dans l’autre. Pour le PRD, les postures,  paroles et actes, doivent concourir à la réalisation d’un objectif principal: la sérénité dans le pays; qui se décline en deux objectifs spécifiques ; (i) la décrispation de la situation actuelle, (ii) la tenue d’un dialogue national inclusif.

La présente contribution du PRD vise d’abord l’objectif de décrispation du climat social et politique.

Nul ne peut se prévaloir de détenir la vérité absolue et les problèmes de tout un peuple ne sauraient être cernés, compris et résolus par la seule entité gouvernementale : le Gouvernement doit faire preuve d’humilité.

L’analyse des revendications des travailleurs, aussi bien celles qui ont précédé le 27 décembre 2013 que celles qui ont suivi, a conduit le PRD à conclure qu’elles sont légitimes. Il convient néanmoins d’éviter que la situation ne se dégrade au point de se retrouver dans l’impasse.

C’est pourquoi le PRD invite, le gouvernement à concrétiser la volonté d’ouverture et la disponibilité de dialogue souvent affirmées, en mesures immédiates ci-dessous.  La mise en œuvre de ces propositions devrait avoir pour résultat l’arrêt des mouvements de grève, et créer les conditions de la tenue d’un dialogue national.

1.     Par rapport aux revendications des centrales syndicales

1.1       Reconnaitre humblement que par rapport aux événements du 27 décembre 2013, il y a eu erreur ou faute, et par conséquent manifester de la compassion aux blessés et présenter les regrets ou excuses du gouvernement.

1.2       Suspendre provisoirement les deux fonctionnaires impliqués dans la répression aveugle du 27 décembre 2013 (en l’occurrence le préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral et  le commissaire central de la ville de Cotonou), en attendant qu’une commission d’enquête situe véritablement les responsabilités des uns et des autres.

1.3       Procéder au remboursement sans délai des défalcations sur salaires en rapport avec les grèves déclenchées suite aux événements du 27 décembre 2013.

1.4       Prendre l’engagement ferme de respecter les franchises de la Bourse du travail, siège des organisations syndicales.

1.5       Prendre l’engagement de respecter les libertés publiques notamment le droit d’organiser des marches pacifiques en attendant le vote à court terme d’une loi assurant une meilleure protection des dites libertés.

1.6       Rapporter la décision du Conseil des Ministres du 04 décembre 2013 validant le concours organisé par le ministère de la fonction publique au profit du ministère de l’économie et des finances,  dont le caractère frauduleux est de notoriété publique; et mettre sur pied une commission paritaire (Gouvernement et acteurs non gouvernementaux) pour réexaminer le dossier  et proposer les modalités de révision.

2         Par rapport aux revendications des Magistrats

2.1       Procéder sans délai à la correction des nominations à polémique prononcées par le gouvernement et s’engager à respecter à l’avenir les textes en  général, et les règles de préséance et de hiérarchie en particulier.

2.2       Procéder au remboursement sans délai des défalcations sur salaire opérées en 2011 et 2014.

2.3       Prendre en urgence les mesures qui assurent une meilleure sécurité des magistrats (Ex : vidéo caméra dans les juridictions, autorisation de port d’arme… etc.,).

2.4     Protéger les libertés individuelles par le dépôt et le vote d’un projet de loi modifiant le Code de Procédure Pénale qui annule le caractère suspensif des pourvois en cassation, ou qui réduise à trois (3) mois le caractère suspensif des pourvois.

3         Par rapport à la classe politique

3.1       Retirer purement et simplement l’actuel projet de révision de la constitution du 11 décembre 1990,  cause majeure de la crise de confiance.

3.2       Présenter des excuses à la classe politique nationale qualifiée de médiocre par la Haute Autorité et s’engager à la considérer en partenaire responsable, même dans la contradiction.

3.3       Mettre à la disposition de COS-LEPI, les ressources conséquentes pour la réalisation de la correction et l’actualisation de la LEPI, dans les délais requis.

3.4       Fixer définitivement la date des élections locales, communales et municipales et prendre toutes les dispositions pour la respecter.

4         Par rapport aux opérateurs économiques

4.1       Reprendre le dialogue avec le secteur privé en vue d’une mise en œuvre intelligente des recommandations de la table ronde sur l’économie et créer les conditions d’un véritable Partenariat Public/Privé.

4.2       Régler la crise du secteur judiciaire qui impacte négativement les activités économiques, et prendre l’engagement de créer un environnement judicaire crédible et attractif à l’investissement.

 

La prise en compte de ces propositions est de nature à décrisper les acteurs et à rétablir un climat propice à l’ouverture du dialogue national inclusif dont l’objectif sera d’aborder et de résoudre les problèmes de fond relatifs à la gouvernance politique, économique et sociale.

 

                                                                                                             Fait à Cotonou le 06 février 2014

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La Direction Exécutive Nationale (DEN) du Parti du Renouveau Démocratique (PRD) s’est réunie en séance ordinaire les 6, 7 et 8 Janvier 2014, sous la présidence effective du président du parti, Maître Adrien HOUNGBEDJI,  pour l’examen de plusieurs points dont l’analyse de la situation socio-économique et politique actuelle de notre pays.

A l’issue de cette réunion, le PRD se doit de réaffirmer et de faire connaître davantage les valeurs, positions et avis du parti sur chacune des principales composantes de la crise.

1 – Organisation impérative des élections municipales, communales et locales

L’un des principes fondamentaux de la démocratie est le respect des échéances électorales. Or, depuis l’avènement, en 2006, du régime dit du « changement », aucune élection n’a été organisée à bonne date. Actuellement, les élections municipales, communales et locales connaissent un retard de près d’un an et le Gouvernement  ne manifeste pas une réelle volonté de les organiser de sitôt. Pour preuve, il fait du dilatoire en privant le COS-LEPI des moyens financiers nécessaires à la correction et à l’actualisation de la LEPI.

  Face à cette mauvaise foi caractérisée et à toutes ces manœuvres dont le but réel est de coupler ces élections avec les législatives en maintenant la LEPI en l’état, le PRD exprime son indignation car c’est à son initiative et dans un sursaut patriotique qu’a été organisé un séminaire sur la correction et l’actualisation de la LEPI ayant débouché sur la loi relative à la correction et à l’actualisation de la LEPI adoptée par consensus à l’Assemblée Nationale.

Le PRD déposera une proposition de loi, après concertation avec les autres forces politiques, pour contraindre le Gouvernement à organiser les élections avec une LEPI corrigée ou sans LEPI,  avant la fin du premier semestre de cette année. Passé ce délai, le Gouvernement sera rendu totalement responsable de tout ce qui adviendrait. Le PRD mènera en outre, avec les autres forces vives de la Nation, toutes les actions permettant d’aboutir à cette fin.

2 – Répression sanglante de la manifestation des centrales syndicales par les forces de l’ordre

Le PRD a toujours défendu le respect des libertés publiques. Cette position n’a jamais connu d’exception durant les vingt quatre (24) années de son existence.

En conséquence, le PRD ne saurait accepter les traitements inhumains, les violences, les coups et blessures infligés aux responsables et militants des centrales syndicales, d’autant qu’ils avaient été dûment autorisés à organiser une marche pacifique pour manifester leurs mécontentements.

 L’organisation libre des marches pacifiques est une règle constante dans toutes les démocraties ; et il appartient au contraire, aux forces de l’ordre, d’en faciliter la jouissance en l’encadrant et en empêchant les fauteurs de troubles d’y faire obstacle. C’est pourquoi :

-          Le PRD condamne avec la dernière vigueur la répression sanglante infligée aux militants et aux responsables des centrales syndicales le vendredi 27 Décembre 2013.

-          LE PRD déposera une proposition de loi qui garantisse et protège mieux le droit des citoyens à l’organisation des marches pacifiques.

-          Le PRD exprime sa totale solidarité avec les travailleurs qui ont déclenché et effectué une grève de protestation les 7 et 8 janvier 2014.

3 – Libération sans condition des détenus pour cause de « tentative d’empoisonnement »  et « tentative de coup d’Etat »

Le PRD tient à rappeler qu’à l’époque des faits, tout en ayant exprimé  sa compassion au Chef de l’Etat prétendument victime d’une tentative d’empoisonnement, il avait exigé que confiance soit faite à la justice de notre pays, pour faire la lumière dans le respect des droits de la défense et de l’indépendance de la justice, préalablement à une prise de position définitive.

 Le PRD  constate qu’à ce jour, la justice béninoise, en première instance comme en appel, a décidé souverainement qu’il n’y a pas lieu à poursuite : c’est le non-lieu prononcé par le juge Angelo Houssou et confirmé par l’arrêt de la Cour d’Appel de Cotonou.

Le PRD félicite la justice béninoise pour avoir fait montre de courage, d’indépendance et d’impartialité. Le PRD est solidaire de la justice béninoise. C’est pourquoi, il demande la cessation des menaces, exactions et autres tortures morales qui ont obligé le juge Houssou à abandonner sa famille et à fuir son pays.

Le PRD exige la libération immédiate de nos compatriotes abusivement détenus qui ne sont en réalité que des otages d’Etat. Le PRD déposera une proposition de loi donnant force exécutoire aux décisions de la Cour d’Appel, nonobstant les pourvois en cassation. Il est en effet abusif, que sous prétexte de pourvoi en cassation, des citoyens dont la libération a été ordonnée, soient maintenus en détention pendant de longues années.

4 – Annulation du concours frauduleux d’APE

L’organisation calamiteuse et honteuse du dernier concours de recrutement des Agents Permanents de l’Etat (APE) au profit du Ministère de l’Economie et des Finances, a été dénoncée par tous ceux qui luttent pour la bonne gouvernance et pour l’accès équitable de tous les enfants du Bénin à l’emploi.

En conséquence, Le PRD exige l’annulation pure et simple de ce concours entaché de fraudes évidentes.

5 – Cessation des violations des droits de propriété privé ainsi que des harcèlements fiscaux   

La propriété étant un droit inaliénable, nul ne peut en être privé que par décision de justice et/ou après juste et préalable dédommagement.

Or, le PRD constate qu’au mépris des règles sus-rappelées, le Gouvernement procède arbitrairement à des expropriations et accaparements de capitaux et de moyens privés de production. Le PRD constate également, que le harcèlement fiscal injuste de certains opérateurs économiques nationaux, est devenu une pratique courante.

Ces méthodes de fonctionnement du Gouvernement nuisent au climat des affaires qui n’a cessé de se dégrader (le Bénin est passé de 139e/175 en 2006 à 175e/185 en 2013). Le PRD demande donc au Gouvernement d’arrêter ces pratiques orchestrées contre des opérateurs économiques nationaux, pourtant créateurs de richesse et d’emplois, principaux contributeurs au budget de l’Etat.

Le PRD exige l’application des résolutions issues du forum sur le partenariat public – privé initié par le Gouvernement lui-même, afin d’améliorer le climat des affaires et ralentir l’érosion du pouvoir d’achat de nos populations.

6 – Urgence d’un dialogue inclusif pour sauver les acquis de la démocratie

Le PRD a toujours revendiqué un dialogue inclusif pour sauver les acquis de la démocratie. Telles ont été les conclusions expresses :

-          de son Congrès des 11 et 12 février 2012 ;

-          de son communiqué du 30 octobre 2012 relatif à l’affaire de « tentative d’empoisonnement » ;

-          de son communiqué du 23 mai 2013 relatif à l’arrestation et aux mauvais traitements infligés au juge Angelo Houssou ;

-          de son communiqué du 11 août 2013 relatif à son refus de participer au Gouvernement     ;

-          de ses deux dernières universités de vacances des 1er septembre 2012 et 7 septembre 2013.

 Toutes se résument à la nécessité d’organiser un dialogue inclusif et constructif entre toutes les forces politiques sur la gouvernance du pays afin de résoudre la grave crise qui sévit et ce, à l’initiative du Président de la République.

La Conférence des Forces Vives de la Nation de février 1990 dont les décisions constituent le socle de notre démocratie, avait elle-même été organisée à l’initiative du Président de la République. Le PRD émet donc les réserves les plus expresses quant à l’organisation d’une assise nationale qui n’inclurait pas le Gouvernement comme initiateur.

Enfin, la Direction Exécutive Nationale (DEN)  saisit l’occasion pour informer les militantes et militants que le PRD organise, le 18 janvier 2014, son premier Conseil National de l’année à Adjarra.

 

Fait à Cotonou, le 7 janvier 2014

 

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