jeudi juillet 19, 2018

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Le Quotidien « Fraternité » a, dans sa livraison du mardi 08 avril 2014, publié une longue interview du Maire de Porto-Novo  Océni Moukaram, sous le titre « Après sa récente démission du PRD…Les révélations de  Océni  Moukaram ».

Bien que pour des personnes averties, ses propos traduisent mal ses réelles intentions, nous voudrions en notre qualité de conseillers municipaux,  participant activement aux sessions du Conseil, éclairer vos lecteurs et l’opinion publique sur les contrevérités ou mieux les économies de vérités malicieusement entretenues et tendant à faire du Maire la victime d’un complot contre lui, le développeur dont l’unique souci et les seules motivations seraient le développement de la ville de Porto-Novo.

 


A certaines questions posées par les journalistes, le Maire est revenu sur  quelques dossiers à polémique, et insisté sur des questions relatives aux relations entre le Maire, le Conseil municipal et le pouvoir central.

De quoi s’agit-t-il en réalité?

 

I –    LE DETONATEUR ET LA SUITE ou chronique d’un ralliement annoncé !

 

Installé en juin 2008, le Conseil municipal de Porto-Novo est composé de 33 conseillers dont 28 (25 après les contestations post électorales) provenant du PRD.  Conformément aux textes qui régissent notre Parti, nous nous sommes tous investis de la mission d’œuvrer, dans la solidarité et la cohésion, au bien-être de la population et au développement de la ville.

De nombreux dossiers furent ainsi traités et approuvés dans une discipline sans faille par des conseillers confiants dans la qualité du personnel de la Mairie et dans la loyauté et la fidélité du Maire aux idéaux du parti dont il était censé être le garant.

De toute évidence, durant cette longue période de 2008 à 2012, où tous les dossiers étaient adoptés grâce à la discipline des élus PRD, le Maire n’a perçu ni « diktat », ni « pression », ni « mains invisibles » !

Il ne perçût diktat, pressions et mains invisibles, et n'entra en rébellion qu'à partir de juillet 2012, date à laquelle les conseillers PRD et les instances supérieures du Parti, lui ont exprimé leurs réserves à propos de trois actes qu'il s'apprêtait à poser, et dont les conséquences eussent été très préjudiciables aux finances, à la gestion et au développement de la ville.

Il s’agissait en l’occurrence de:

  • La Construction d’un Hôtel de ville : le 24 juillet 2012 fut révélée l’imminence du démarrage des travaux d’un Hôtel de ville à plus de six milliards de francs cfa, sans une décision claire du Conseil municipal, sans que le financement ait été trouvé et bouclé, ce qui était une violation des lois et règles de bonne gouvernance. A cette date, la Mairie ne disposait que de 750 millions réunis grâce à un prêt consenti par le Trésor remboursé en trois ans. L’allégation d'une mise à contribution des fonds FADEC 2010,2011,2012 ( elle serait de toutes les façons illégale), l'allégation d'une subvention budgétaire de l'Etat ( dont aucune trace ne figurait ni au Budget de l'Etat, ni dans un relevé des décisions du Conseil des Ministres), tout comme l'allégation d'un concours bancaire imaginaire sans preuve écrite, constituent autant d'alibis et d'échappatoires que le Maire développeur a été contraint d'inventer par la suite, mais en vain, pour justifier ce qui était injustifiable.

Tous ces éléments du dossier n’étaient pas de nature à rassurer les élus qui selon les textes, auraient engagé leur responsabilité et celle de la ville.

Fallait-il le laisser faire ?

 

  •  La Construction d’un « parc d’attraction » sans consultation, ni autorisation du conseil municipal ; les décisions relatives aux choix du site, de l’architecte et de l’entrepreneur, ont été prises par le Maire seul. Ces actes étaient une violation des textes et règles de fonctionnement du Conseil municipal et de la bonne gouvernance. Mais le Maire résista jusqu’à la dernière limite, contestant et rejetant toute proposition des élus, jusqu’à faire courir au projet le risque de forclusion à la BOAD. 

Fallait-il le laisser faire ?

 

  • La Mise en œuvre précipitée d’un projet de transport par bus dans la ville : après avoir négocié et obtenu un don de 20 bus réformés par le biais de la coopération décentralisée avec le Grand Lyon, le Maire a annoncé au Conseil municipal l’arrivée imminente d’un premier lot de 10 bus, courant janvier 2013.  Le Conseil municipal n’avait aucune connaissance d’un projet de transport par bus pour la ville. En analysant le projet, les conseillers  réalisèrent que les conditions posées par le donateur n’étaient pas remplies : pas de parking bus couvert, et pas de modèle économique de gestion desdits bus ; auxquelles il faut ajouter qu'à la date où l'arrivée des Bus était annoncée, il n’y avait ni étude de rentabilité, ni étude de supportabilité du coût de l'exploitation pour la ville ou pour toute autre structure. Le Maire se contenta d’indiquer vaguement que « les bus feront l’objet d’un apport à une société privée qui sera chargée de leur gestion ».

 

L’introduction des bus sur le territoire de la ville, sans aucune de ces précautions minimales apparaissait comme une improvisation totale, susceptible de peser gravement et de manière inattendue sur les ressources limitées  de la ville. C’était un acte contraire aux règles d’élaboration d’un projet, et à la bonne gouvernance. Acculé, le Maire évoqua la possibilité d’un recours au gouvernement en cas de difficultés.

Fallait-il le laisser faire ?

 

  • Soumission à la coopération internationale et décentralisée d’un projet d’assainissement et de valorisation de Lokpodji : issu d’un concours d’urbanisme organisé avec le concours de la coopération avec Cergy-Pontoise et le Grand Lyon, ce projet a été précipitamment sélectionné pour être présenté à un Forum AIMF à Dakar en décembre 2012. Prétextant de l’excellent accueil reçu lors de ce forum, le Maire, tellement obnubilé  par les ressources que lui faisaient miroiter « ses amis » de la coopération, n’a consenti à le présenter au Conseil municipal que parce qu’il y a été contraint par un grand nombre de conseillers qui affirmaient ne rien savoir ni comprendre à ce projet. Car, à Porto-Novo, l’homme de la rue en savait plus que les conseillers sur les infrastructures à réaliser, le montant des ressources à mobiliser (des milliards de .. ?). Alors que le projet n’avait fait l’objet, à cette date, d’aucune étude de faisabilité sérieuse. il ne s’agissait que d’une pure propagande. Fallait-il laisser faire ? Aujourd’hui encore, malgré l’évolution du dossier, des doutes sérieux subsistent, quant à la disponibilité même du site réservé à ce projet, car il est de notoriété publique que les responsables des affaires domaniales de la ville continuent d’y autoriser l’occupation par des attributions de parcelles.

Faut-il laisser faire ?

Au vu de ces quelques éléments, les questions soulevées sont sérieuses et interpellent au minimum, le sens de responsabilité de chacun. Fallait-il laisser faire, parce que nous sommes tous du PRD ?

Les conseillers PRD ont décidé de prendre leurs responsabilités,  bravant toutes les formes d’intimidation, de menace ou d’humiliation, prêts à tout pour protéger leur ville contre les risques et conséquences des insuffisances, dysfonctionnements et de l’incurie qui s’étalaient sous leurs yeux.

Malheureusement, le Maire fit la sourde oreille et ne considéra pas leurs rappels à l’ordre comme des sources d’amélioration de ses méthodes.  Plutôt, il  se ferma dès lors à toute critique constructive, rejetant ou contestant toute observation contraire à ses idées, choix et décisions.

Le seul péché commis par ces élus PRD est d’avoir osé  dire non à la violation des textes, lois et règlements de notre pays, à la légèreté et à la mauvaise gouvernance.

Pour sortir des  impasses ainsi créées, la solution trouvée par le Maire, fut, à la faveur d’une audience le 21 septembre 2013 à la Présidence de la République:

  • de « dénoncer publiquement les blocages » qu’il subissait de la part « d’une majorité mécanique au Conseil », les « mains invisibles » et les « anti-développeurs » et
  • avec l’appui de ses nouveaux mentors,  d’implorer le secours du Président de la République, directement sur les écrans de télévision, pour  sauver les « projets de  développement de la ville de Porto-Novo » et le délivrer des pressions qui l’empêchaient de mener ses initiatives à leur terme.

La suite est connue :

Le Chef de l’Etat, dans sa grande magnanimité :

  • Confirme la construction du « jardin public » sur le site et dans les conditions choisies par le Maire, avec le financement BOAD, contrairement aux décisions dispositions prises par le Conseil municipal, sous la houlette des élus PRD pour identifier un autre site et conserver le financement promis par la BOAD ;
  • Promet la réalisation d’un second jardin public sur le site choisi par le Conseil municipal, avec les fonds publics;
  • Promet l’intervention de l’Etat dans la construction de l’Hôtel de ville, en dépit des anomalies constatées dans la conduite dudit dossier

Dans la foulée,

  • Déclaration de démission du Maire du PRD, le  06 mars 2014 ; tout en conservant les clés de la Ville, violant ainsi ses engagements pris avec le PRD.
  • Participation du Maire à la marche et au meeting de soutien aux actions du Chef de l’Etat à Porto-Novo, le 29 mars 2014 ;
  • Déclaration d’amour « beaucoup de gens connaissent mes penchants pour le Chef de l’Etat ….. », d’admiration et d’allégeance au Président Boni YAYI, et d’appartenance à la mouvance présidentielle (29 mars 2014) ;

Telle est la vérité.

 

II -  A propos des relations entre le MAIRE ET LE CONSEIL MUNICIPAL ET LE   POUVOIR CENTRAL

Dans son interview, le Maire affirme que « tout ce que je vais amener sera relatif au développement de la ville et je sais que pour cela, il y a une majorité de conseillers qui sont prêts pour m’accompagner. J’ai confiance en tous les élus municipaux qui sont là. Ils aiment tous leur ville, mais le problème est que certains d’entre eux subissent des pressions. Certains subissent des diktats et certains ont peur de s’afficher…… L’autre chose est que nous approchons à grands pas des prochaines élections communales et locales et beaucoup d’entre eux ont peur d’offenser leur chef au risque de ne pas être reconduits sur les listes de candidatures…»

Il est préférable de ne pas s’arrêter sur ces propos aussi confus que méprisables, surtout parce qu’ils proviennent  d’une personne dont le désir de rempiler crève les yeux.

De même, comprendre la démarche de cet anti-politicien développeur est un exercice périlleux. Que cherche donc un développeur, allergique à la politique, hostile à toute « discipline politique qu’on veut m’imposer », en démissionnant  d’un parti politique jugé trop pesant, pour s’allier à un autre qui est supposé ne rien lui imposer?  et surtout comment comprendre qu’il s’engage à créer, lui-même, une « plate-forme politique ou mouvement politique,…….mis en place …. pour encadrer nos activités politiques dans la ville …..pour des questions essentiellement basées sur le développement de cette ville ».

Trois questions s’imposent :

  • Dans la démarche de notre développeur, où se trouve donc, la limite entre politique et développement ?                                                                                                      
  • Est-ce la politique ou le développement qui l’a hissé au poste qu’il occupe actuellement ?                                                            
  • Est-ce la politique ou le développement qui a fait de lui et de ceux qui le soutiennent des « élus soucieux des questions de développement » ? 

Vanité des vanités !

Tout comme la grenouille qui veut se faire aussi grosse qu’un bœuf ou le porcelet réprouvant la longueur du museau de sa mère !!!

Simple d’esprit ?

Pour l’heure, au lieu de perdre son temps à chercher la politique partout, Monsieur Moukaram  Océni  gagnerait à mieux comprendre les textes qui régissent la décentralisation. De plus, il doit comprendre que la Mairie est une administration et doit être gérée comme telle.

 

1        -  Relations Maire – Conseil municipal

Tout en rappelant que Monsieur Moukaram  Océni, a d’abord été élu comme conseiller municipal sur la liste PRD du 4ème arrondissement de Porto-Novo,  avant d’obtenir, au prix d’importants sacrifices, la confiance des élus PRD  pour être élu Maire avec 27 voix PRD pour, 0 contre, 1 abstention ; 0 voix FCBE pour, 0 contre et 5 abstentions.

Voici ce que les textes sur la décentralisation nous enseignent :

La loi n°97-029 du 15 janvier1999 portant organisation des communes en République du Bénin prescrit en son article 67 que : « le Maire est chargé sous le contrôle du Conseil Communal, notamment : 11- d’une manière générale, exécuter les décisions du Conseil Communal »

Le Décret n°2002-293 du 05 juillet 2002 fixant les formes et conditions de représentation de la Commune par le Maire stipule :

- article 2 : « Le Maire, organe exécutif de la commune, la représente dans la vie civile et administrative. A ce titre, il passe les actes de vente, partage, échange, acceptation de dons et legs, d’acquisition et de transactions, lorsque ces actes sont autorisés par délibération du Conseil communal » ; et

- article 4 : « le Maire exerce ses compétences sous le contrôle de Conseil Communal. Il rend obligatoirement compte de ses actes, à chacune des réunions du Conseil Communal par un rapport sur lequel le Conseil Communal peut faire des observations. Sous réserve du respect des droits acquis et des dispositions de l’article de l’article 175 de la loi 97-29 du 15 janvier 1999, le Conseil Communal peut remettre en cause les actes posés par le Maire ».

Le Règlement intérieur du Conseil municipal prescrit que :

-          article 10 : «  les convocations du Conseil municipal comportent l’ordre du jour établi par le Maire ; elles sont adressées aux conseillers accompagnées des dossiers à examiner au moins trois jours francs avant la session »

Constatant des manquements graves et répétés à ces dispositions, les présidents de commissions permanentes ont constamment rappelé le Maire au respect de ses obligations. Mais, en retour, ils sont « accusés » de faire « la politique ».

  Sans commentaires.

 

2        -   Relations Ville – Pouvoir central

Le Maire affirme que « on me reprochait le rapprochement avec le pouvoir YAYI pour le développement de la ville, alors que le parti se rapprochait du même pouvoir pour les intérêts de quelques-uns d’entre nous. On me reproche le fait que je tape systématiquement aux portes des partenaires…….on me reproche de taper à la porte du gouvernement du Président Yayi Boni…… »

Monsieur Moukaram  Océni n’est ni le premier ni le dernier à « taper à la porte d’un gouvernement » de notre pays pour les intérêts de Porto-Novo, la capitale !

Monsieur Moukaram  Océni n’a-t-il pas connaissance des multiples actions menées par plusieurs citoyens de cette ville à l’endroit des gouvernements successifs de notre pays , depuis des décennies et depuis les lendemains des indépendances, chaque fois que la ville a perdu  ou s’est vue refuser l’un quelconque de ses attributs de capitale ou que ses intérêts sont menacés ?  

Monsieur Moukaram  Océni ignore-t-il  la détermination permanente, mais  peu bruyante du Président Adrien Houngbédji  pour la sauvegarde de la Ville, lui qui s’est battu pour que Porto-Novo abrite le Siège de l’Assemblée Nationale, le Siège de la Cour Suprême, pour la réhabilitation du Stade Charles de Gaulle ou pour que Porto-Novo soit dotée d’une Agence de Réhabilitation, la première du genre au Bénin ?

Que fait donc Monsieur Moukaram  Océni, le développeur, de si extraordinaire pour susciter tant de remous et de rejet? Que fait-il qui n’ait été fait avant lui ? A Porto-Novo, il n’y a jamais eu aucun mal à frapper aux portes du gouvernement pour les intérêts de la ville, capitale, qui plus est ! Et personne n’a jamais été condamné pour cela, pourvu que Porto-Novo gagne.

La raison de tous les  remous suscités par les démarches du Maire Moukaram Océni ne se trouve certainement ni dans son imagination, ni dans ses allégations; elle est plutôt dans son penchant pour les procédures irrégulières, les raccourcis, ce qui est incompatible avec les exigences réglementaires et administratives de responsabilité, traçabilité, etc,  ainsi que sa tendance à la gestion solitaire. Ces comportements  mettent en danger les ressources et le développement de la ville.

Et puis, qu’est-ce qui le fait courir vers le pouvoir central ? …n’est-ce pas  pour se mettre à l’abri des poursuites ultérieures ? Pour combien de temps ?.

En refusant de faire reposer ses projets dits de développement sur des études solides et fiables,  va-t-il développer la ville, ou plutôt la recouvrir de réalisations improvisées, pour une gloire personnelle éphémère, et d’« éléphants » de toutes les couleurs, à léguer aux générations futures ?

Sachez que c’est ce qui est arrivé à certaines infrastructures et projets. Le territoire de Porto-Novo en abrite déjà quelques-uns, de triste mémoire, du fait du pouvoir central : siège de l’Assemblée nationale, siège de la Haac, Hôtel 5 étoiles à Djassin, Embarcadère de Djassin, Place de l’Indépendance à Avakpa, etc. Le Maire lui-même en a initié quelques- uns ( Projet Hôtel La Détente, siège BIBE, etc)

Il y va de l’honneur et de la responsabilité du PRD de ne pas laisser le Monsieur Moukaram  Océni allonger cette liste. Au lieu de se battre pour leur achèvement ou réhabilitation, il se bat pour en rajouter.

C’est ça la vérité !

3        -  Le PRD n’a jamais travaillé avec le Gouvernement, contrairement aux allégations de Monsieur Océni.

 

Monsieur Moukaram  Océni affirme que « on me reprochait le rapprochement avec le pouvoir YAYI pour le développement de la ville, alors que le parti se rapprochait du même pouvoir pour les intérêts de quelques-uns d’entre nous…. »

Il est contraire à la bienséance de tenir des propos fantaisistes, alors que les faits sont vérifiables et que les acteurs sont encore parmi nous.

La vérité est la suivante :

-  Le PRD ayant fait un séminaire sur la LEPI et ayant déposé une proposition de loi pour la correction de cette LEPI , a dû composer avec la Mouvance à      l' Assemblée pour que sa proposition de loi soit adoptée, puisqu'il n'y a pas de majorité autour d'un texte sans la Mouvance. (Au finish, c'est par consensus que le texte a été adopté et c'est grâce à ce texte que le COS-LEPI a été institué et installé et c'est grâce à ce texte que les  opérations actuelles de correction sont en cours.). Ce texte constitue une avancée par rapport à la situation antérieure, et le PRD la revendique.

     - En revanche le PRD n'a jamais " travaillé" avec le Gouvernement sur quelque dossier que ce soit, contrairement aux allégations de
Mr Océni. Il n'a jamais pris part à ses délibérations et à ses décisions. Bien au contraire, c'est le Gouvernement qui a, en deux occasions, essayé d'infléchir les délibérations et les positions du PRD, à l'occasion de l'invitation qui lui a été faite de participer à deux Universités de Vacances du Parti, invitation également adressée à d'autres courants politiques du pays. En chacune de ces occasions, le Parti a affirmé avec  force ses positions, malgré la présence du Gouvernement et s'y est tenu: PVI, COTON et PROJET de RÉVISION de la  CONSTITUTION.

Si c’est cela que Mr Océni appelle "travailler" avec le
Gouvernement , les Béninois, pour leur part, ne sont pas près d’oublier le refus du PRD de participer au gouvernement YAYI.

 

4        - A propos d’une soit-disant exclusion ou la politique du « qui veut noyer son chien, l’accuse de rage…. »

Monsieur Océni n’a pas été « exclu » du PRD », il a démissionné, sans en tirer toutes les conséquences.

Il est curieux d’observer comment, au fil du temps, la version servie au public, au sujet de sa séparation avec le PRD a varié. Hier suspendu, aujourd’hui exclu. Soit. Retenons simplement qu’il s’agit de deux situations différentes.

 

En réalité, Monsieur Moukaram Océni a violé l’article 93 des statuts du Parti, par ses comportements irrespectueux envers les autorités du parti, ses déclarations offensantes pour le parti et son fondateur, et par l’incitation des jeunes  à la rébellion portée par  son discours du nouvel an 2013. C’est pourquoi Monsieur Océni  fut sanctionné dans le strict respect des dispositions de l’article 94 des statuts du Parti, qui stipule que : « En cas de non-respect des dispositions des statuts et du règlement intérieur, les sanctions suivantes peuvent être prononcées : le rappel à l’ordre, l’avertissement écrit, l’amende, la perte des droits énoncés aux statuts et règlement intérieur du Parti, la suspension, l’exclusion définitive. Les sanctions sont prononcées par la Direction Exécutive Nationale (DEN), à l’exception de la suspension prononcée par le Bureau Politique suite au rapport de la DEN, et de l’exclusion définitive qui est obligatoirement prononcée par le Conseil National, ou le Congrès, sur avis motivé du Bureau Politique ……. »  

Ainsi :

-          La Direction Exécutive Nationale, a prononcé à son encontre, et à titre de mesure conservatoire, une sanction disciplinaire portant « perte provisoire de droits » en lui interdisant toute participation aux activités des instances dirigeantes du Parti (article 81 du règlement intérieur), et

-          Le Conseil National, pour ne pas laisser son poste vacant, a procédé à son remplacement au sein de la DEN.

 

En conséquence,  Monsieur Moukaram Océni a été déchargé de toutes activités et responsabilités au sein des instances dirigeantes du Parti, tout en conservant sa qualité de militant ; il DEMEURAIT donc membre de cette formation politique.

A notre connaissance, aucun des organes compétents en la matière ne s’est encore réuni pour prendre, à son encontre, une décision portant « exclusion ».

Mais, Monsieur Moukaram Océni,  a décidé de démissionner du PRD, choisissant ainsi de perdre sa qualité de membre (article 82 du règlement intérieur). C’est son droit.

Dire qu’il  n’a fait que « prendre acte d’une décision d’exclusion prononcée par le PRD », est donc contraire à la vérité.

Toutefois, ce faisant et à l’instar de quelques autres avant lui,  il ne respecta qu’à moitié les dispositions de l’article 82 dudit règlement intérieur aux termes desquels : « …..Tout membre qui perd sa qualité de membre du Parti est ipso facto démissionnaire des postes électifs auxquels il a accédé au nom et sous les couleurs du Parti »

Auront-ils  assez de dignité pour assumer toutes les conséquences de leurs choix ?

 

III  -    Au sujet des voyages et missions rejetés

Dans l’interview du journal, Monsieur Moukaram  Océni déclare « c’est en cela que parfois, je me pose des questions sur ce qui motive des gens à vouloir freiner le développement de leur localité…….et les gens ont posé en conseil l’acte d’empêcher un voyage du Maire sur le lancement d’un ouvrage qui parle de la ville qu’il dirige. Je crois que nous n’avons pas tous les mêmes compréhensions de ce que constituent les intérêts d’une ville qui veut se développer….. Certains succombent facilement au diktat d’autres personnes tapies dans l’ombre. Comment peut-on imaginer que face à une question de développement de leur ville racontée par un ouvrage de près de 568 pages, certains décident d’y mêler la politique ?... »

En fait, le mot « politique » est devenu le seul argument du Maire pour cacher des réalités pourtant simples et évidentes, ainsi que ses insuffisances, ses faiblesses, ses carences et ses turpitudes. Non, ces mots ne sont pas trop durs. Ils révèlent seulement l’exaspération de ceux qui n’en peuvent plus de se voir traités comme des « imbéciles ». C’est aussi l’ultime épouvantail que Monsieur Moukaram  Océni agite en session du Conseil municipal pour intimider ceux qui lui rappellent ses obligations.

1        - Le voyage à Paris

En effet, la réalité dans le dossier de voyage à Paris est de deux ordres :

-          la ville traversait une période de difficultés financières sérieuses, marquée par des manifestations du personnel pour retards dans le paiement des salaires et l’absence chronique de fournitures de bureaux pour cause de non-paiement des fournisseurs ;

-          l’opportunité du voyage n’était pas évidente : en quoi le lancement d’un ouvrage, écrit sur Porto-Novo, relatant l’histoire de son patrimoine, auquel devaient assister deux Maires (l’actuel et son prédécesseur), œuvrait pour le développement de la ville ? alors que, dans le même temps, le constat était le suivant :

. Le patrimoine concerné est composé d’immeubles privés construits suivant l’architecture afro-brésilienne, dont le recensement par le Maire a eu tellement de mal à  se réaliser ;

. Ce patrimoine a fait l’objet d’un projet de réhabilitation que les contradictions de l’administration municipale et les résistances des propriétaires desdits  immeubles ont fini par ruiner ; seul un immeuble (la maison Migan) a pu être réhabilitée et sert de preuve de la volonté municipale; plusieurs des autres maisons sont tombées, depuis lors, les unes après les autres, après chaque saison des pluies ;

. Prenant une autre forme, le projet de réhabilitation de ce patrimoine, du moins ce qu’il en reste, a fait l’objet d’un projet de création d’un Centre de formation aux métiers de cette architecture spéciale, au profit de jeunes artisans, proposé au financement de la coopération décentralisée entre les villes de Fortaleza (Brésil), Lyon et Porto-Novo. Ce projet autorisé par le Conseil et au nom duquel quelques voyages et dépenses diverses ont déjà été effectués, est aujourd’hui en grande souffrance, sinon abandonné, à cause du non-respect par la ville de ses engagements.

 Dans ces conditions, et bien que reconnaissant les efforts de la ville pour la conservation de ce patrimoine, les conseillers PRD ont choisi de ne pas autoriser un déplacement de « prestige », et recommandé au Maire de proposer aux deux auteurs, la présentation de l’ouvrage à Porto-Novo, devant un auditoire plus important d’acteurs : Ong , chercheurs, enseignants, élus, étudiants,  etc , pour un impact plus significatif en faveur de la mobilisation pour le développement de la ville.

L’amour débordant du Maire Moukaram Océni pour la ville surpassant toute disposition régissant les fonctions qu’il occupe, le Maire a effectué ce voyage dans les conditions connues de lui seul et de ses services financiers.

En vérité, cette mission n’a, à ce jour, comme nous l’apprend l’interview, servi qu’à la réalisation d’une opération de propagande narcissique au profit du Maire, pour laquelle il ne rate plus aucune occasion. Selon ses déclarations, celle-ci a pris la forme d’un « reportage de 26 minutes réalisé par Canal 3 Monde…… aujourd’hui demandé par plus d’un », car affirme-t-il, « Tout le monde veut avoir l’élément en support audiovisuel dans son salon, parce qu’ils sont contents de tout ce qui a été dit sur leur ville….. ».

Et après ?

A la grande surprise des élus, le souhait des élus a été concrétisé le vendredi 28 mars 2014 à la salle Polyvalente de l’EPA où toute une journée d’étude a été consacrée à cet ouvrage en présence de la plupart des acteurs souhaités.

2        - Le voyage à Medellin en Colombie

Le second dossier, le plus récent, le voyage à Medellin en Colombie,  révèle une autre facette de la réalité des pratiques irrégulières imposées par le Maire au Conseil municipal.

En effet, en plus de fournir au Conseil des informations inexactes afin de faire financer des dépenses fantaisistes de voyages ou séjours à l’étranger, il s’acharne à transformer des  tolérances observées dans des situations antérieures, en principes réglementaires. L’obstination à présenter au Conseil des dossiers incomplets, sans respect des délais, contenant des informations peu fiables, vagues, insuffisantes et parfois erronées, est devenue la règle de gestion du Maire, s’agissant des dossiers de voyage.

En l’occurrence, pour ce voyage en Colombie, les informations relatives au contenu de la mission furent plus abondantes dans les rues de Porto-Novo que dans la salle du Conseil ; les documents furent distribués de manière éparse aux conseillers la veille et le jour même de leur étude ; à part une phrase laconique parlant d’un « événement spécial » au profit de Porto-Novo, les conseillers n’ont pas reçu d’éléments suffisants pour apprécier la mission. Bien entendu, les mots désormais incontournables : « accrocher d’autres partenaires » figuraient dans ce document d’une page et demie.

Enfin dans cette interview, le Maire, récidive, affirmant qu’il  « a décidé d’utiliser ses indemnités pour effectuer ce voyage à Medellin  parce que j’aime ma ville et je veux qu’elle se développe »

De quelles indemnités s’agit-il ? A combien s’élèvent ces indemnités pour suffire à couvrir ses frais de séjour (720.000 f et plus)? Que Monsieur Moukaram Océni, feignant la vertu,  cesse de chercher à noyer le poisson.

En plus de ces insuffisances,  le doute était permis à l’idée  que l’AFD, institution prestigieuse que nous remercions, invite Monsieur le Maire à un événement à l’étranger, en prenant en charge seulement le billet d’avion (3.645.100 fcfa), sans garantir l’hébergement,  la restauration et le déplacement local.  Avec tout le respect qui lui est dû et, jusqu’à preuve du contraire,  nous ne croyons pas à cette pratique de la part de l’AFD.

Par ailleurs, le Maire n’ayant pas été autorisé par le Conseil, pourquoi fait-il supporter à la ville certains frais relatifs à cette mission (visa et autres) ? Ses indemnités ne suffisent-elles déjà plus ?

En tous cas, les réalités de ce dossier rappellent fortement d’autres missions à l’étranger qui ont été rejetées pour insuffisance de justifications ( St Etienne- France) ou qui ont été effectuées malgré le rejet du Conseil ou dont l’accord du Conseil a été obtenu au prix de pratiques inavouables ( CIGLU, Cités et Villes Islamiques, Paris, Lyon, etc)  qui sont restées à ce jour,  sans résultats ni impact sur le développement de la ville.

Il est curieux que le Maire n’ait jamais pu donner un exemple de retombées concrètes de mobilisation de ressources au profit de la ville après un de ces voyages, même lorsqu’il a prétendu aller participer à une « Table ronde de bailleurs pour Lokpodji » !

 Enfin, disons-le en passant….

 Il est prévu par les textes que « le Préfet signe l’Ordre de mission du Maire, au vu des délibérations du Conseil Municipal ». Mais, en plus des réalités ci-dessus décrites, il est constaté que le Maire a voyagé malgré le rejet du Conseil : était-il muni d’un Ordre de mission ? Si oui, qui donc l’a signé ? Si c’est le Préfet, avec tout le respect qui lui est dû, au vu de quelles délibérations a-t-il pu apposer sa signature ?

 

IV -       POUR FINIR 

AU NOM DU DEVELOPPEMENT, soyons sages

Face aux dérives récurrentes qui contrastent avec l’image que veut se donner  Monsieur Moukaram Océni, les conseillers PRD, du moins ceux qui sont encore fidèles aux idéaux de leur parti, sont déterminés à ne pas laisser la médiocrité, l’es agitations stériles, la cupidité, l’imposture et la violation constante et délibérée des règles et procédures élémentaires de l’orthodoxie administrative,  troubler le développement de notre chère ville.

Tout fils, fille et ami de Porto-Novo, soucieux de son développement harmonieux et durable   doit œuvrer pour que notre cité commune, capitale du Bénin,  aille de l’avant comme une ville moderne et d’avant-garde, ouverte sur le monde. 

Dans cette perspective, la contribution d’équipes d’hommes et de femmes, gestionnaires, responsables et engagés, connaisseurs et respectueux  de la gouvernance administrative et financière  en vigueur dans notre pays ne sera pas de trop.

Aussi voudrions-nous à travers cette réflexion, lancer un ultime appel au Monsieur Moukaram  Océni, à revoir sa propension à  distraire les paisibles citoyens de la ville, par  ses  méthodes dilatoires et égocentriques.

Ce que nous attendons de Monsieur Océni, c’est le respect des textes qui régissent la décentralisation et la bonne gouvernance.

Nous attirons  son attention sur une vérité fondamentale : le développement n’est ni un slogan, ni un catalogue d’idées, ni le fonds de commerce de ses dirigeants.

Le Développement est plutôt un concept, soutenu par une vision, déclinée en objectifs et stratégies clairement définis et mis en œuvre par un manager doté d’outils et mécanismes  répondant à des normes précises.

Tous les ouvrages didactiques en la matière, recommandent comme  prérequis, que le manager puisse communiquer harmonieusement avec sa communauté, en vue de satisfaire leurs légitimes attentes. 

Avec une grande déception, nous recherchons en vain ce prérequis chez le développeur de Porto-Novo qui, en six ans de mandat, n’a à peine rencontré que quelques populations sinistrées de Porto-Novo. Mieux, notre cher développeur n’a pas cru devoir considérer comme une priorité,  l’élaboration d’un Plan de Développement pour Porto-Novo : cet acte réglementaire est le premier outil d’un développeur. A Porto-Novo, il a été lancé à la fin du mandat, après six ans de gestion chaotique et approximative.

Pourtant, pour lui faciliter la tâche, à la faveur d’un Forum tenu en septembre 2010, de nombreux fils, filles et amis de la ville ont, au prix d’importants sacrifices, offert leurs réflexions, analyses et propositions comme une base de travail d’une richesse inestimable.

 

Mais gardant encore un brin d’espoir, il est souhaitable que le Maire développeur se ressaisisse et se concentre sur l’essentiel, SES CASSEROLES.  Pour l’heure, un certain nombre de dossiers concernant le développement économique et social de la ville doivent être assainis ; ils sont devenus sensibles et préoccupants. Sans aucun doute, le Maire développeur et l’administration municipale seront appelés à en répondre.

Il ne s’agit pas d’évacuer les problèmes posés, comme à l’accoutumée, par des discours laconiques et expéditifs, mais plutôt de viser un règlement durable, voire définitif des problèmes qui se posent dans l’évolution de ces dossiers qui ont quelque chose à voir avec le développement de la ville. Il s’agit de :

-          Plan de Développement Municipal ;

-          Hôtel « La Détente » ; 

-          Attribution d’un Domaine à la BIBE ;

-          Cumul des Fonds FADEC 2010, 2011, 2012, 2013,

-          Construction de l’Hôtel de Ville 

-          Jardin public de Dowa :

-          Dossier de pavage de la voie St Pierre Paul- Carrefour Guévié dans Hounsouko :

-          Lotissement de Houinvié :

-          Dossiers de coopération en souffrance

-          Réseau de santé des familles et de la Communauté de Porto-Novo 

-          Dossier CEMAAC

 

Fait à Porto-Novo, le lundi 14 avril 2014                            

Pour les CONSEILLERS MUNICIPAUX PRD DE PORTO-NOVO

Jocelyne J. ZINSOU

Présidente de la Commission permanente chargée du Développement Communautaire

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